Les perturbateurs endocriniens

Un perturbateur endocrinien est une substance exogène, le plus souvent de synthèse, qui n’est pas utilisée par l’organisme vivant mais va prendre la place de certaines de nos molécules sans savoir jouer leur rôle et de ce fait, entraîner des dysfonctionnements et effets délétères sur un organisme vivant ou ses descendants (Explosion des maladies chroniques, troubles de la fertilité,
diabète, cancers, neurodégénératives, obésité, surpoids, malformations foetales…)

Molécules le plus souvent grasses elles vont se fixer partout et plus facilement dans notre cerveau et graisse corporelle : d’où l’importance de ne pas avoir une perte de poids trop rapide pour éviter un relargage massif sans soutien apporté aux organes qui détoxifient. Donc à déconseiller fortement en pré-conception.

Les perturbateurs endocriniens sont donc nombreux et problématiques pour deux principales raisons :

-> Ils perturbent les cellules endocrines, qui produisent les hormones ;

-> Ils sont difficiles à éliminer, voire impossible sur la durée de vie de l’individu (des millénaires pour certaines molécules)

L’objectif étant de les connaitre et d’avoir un environnement qui en contienne le moins possible.

Voici un tour d’horizon des plus grands perturbateurs connus et leurs effets néfastes sur la santé :

  • Le distilbène : drame chez les femmes enceintes il y a +20 ans : séquelles actuellement concernant les 2 et 3ème génération. Les hommes aussi sont concernés.
  • Le paracétamol (Doliprane) à proscrire chez la femme enceinte au 1er trimestre et aux enfants : contient 2 perturbateurs endocriniens mais aussi des additifs E216, E218, carnosine… et engendre le TDAH chez l’enfant. Le Dafalgan ou Efferalgan ne contiennent pas ces parabènes toxiques.
  • Les médicaments (Lexomil par exemple contient du brome – bromazépam, le Mediator)
  • Les progestatifs artificiels, stérilet Mirena…
  • Le dioxyde de titane : dans l’alimentation, le dentifrice
  • Les matériovigilances : métal situé dans le corps : clip essure, prothèses cli, bandelettes urétrales
  • La radioactivité : les essais nucléaires après la guerre 1945, les bombes d’Hiroshima et Nagasaki
  • Les métaux lourds : être méfiant car ils déplacent l’iode dans les réactions biochimiques
    • Le chlore : une femme enceinte ne doit pas se baigner dans une piscine d’eau publique au chlore, de même que les bébés nageurs ou risque de le rendre asthmatique.
    • Le cadmium : pots d’échappement, fumée de cigarette, du barbecue, aliments au goût « fumé » : Le cadmium fait très mauvais ménage avec les œstrogènes
      (pilule contraceptive)
    • Le plomb : conduites d’eau
    • Le mercure : les poissons en contenant le plus sont le saumon, le thon et l’espadon : je vous conseille de la limiter à 1 fois par semaine.
    • L’arsenic
    • Le brome : dans le fauteuil dans lequel vous êtes assis par exemple…
  • La chlordécone (dans les bananeraies et cultures de sucre aux Antilles), l’agent orange en Asie
  • Les PCB (pour Biphényls Polychlorés, Pyralènes) interdits depuis 1987 mais…  ces molécules sont les plus stables : 2700 ans, donc sont dans nos sols, l’air, l’eau… Ils sont présents dans les poissons, qui les filtrent, les accumulent surtout les gros poissons gras en bout de chaine, les œufs, le lait, les peintures, adhésifs, les produits électriques, condensateurs, transformateurs…

     

  • Le bisphénol A : remplacé parfois par les Bisphénols B et S, probablement plus toxiques : Celui-ci a été utilisé massivement à partir des années 60 dans l’industrie du plastique, en particulier les polycarbonates : récipients plastiques, biberons, mais aussi comme : retardateurs de flamme, résines, encres, cartes de crédit, papiers thermiques, revêtement intérieur des canettes et boîtes de conserve, verres correcteurs, lentilles, résines d’obturation dentaire, dispositifs médicaux de dialyse, pneus, carrosserie, béton… poussière des habitations et surtout au travail, on le trouve encore dans les jouets des enfants, alors qu’il est absents dans les sextoys…! Depuis 2005 il n’est plus autorisé en Europe dans les PVC, mais son utilisation ailleurs est en constante augmentation, également dans nos sources alimentaires : 50% les conserves (revêtement intérieur), 17% des emballages des viandes et charcuterie, 1 à 3% des produits de la mer (par ingestion de microplastiques avant leur pèche).

  • Les phtalates : substances très utilisées pour assouplir les plastiques. On en trouve dans la quasi-totalité des produits en polychlorure de vinyle (PVC), auxquels ils confèrent la souplesse voulue (rigide, semi-rigide ou souple). Bouteilles en plastique, nappes, rideaux de douche, emballages, couches, chaussures et bottes, textiles imperméables, cuirs synthétiques, jouets, consoles de jeux, encres d’imprimerie, détergents. Ils sont présents dans des matériaux de construction, d’ameublement et de décoration. Ils sont incorporés dans les revêtements en vinyle, renforcent l’effet des adhésifs et les pigments de peinture, médicaments, amalgames dentaires, matériel hospitalier, notamment les poches de perfusion, cathéter, sont des sources de contamination. Ils sont normalement interdits dans les cosmétiques, les emballages alimentaires, les dispositifs médicaux, les jouets plastique pouvant être portés à la bouche par les enfants.
  • Le glyphosate : diminution de la concentration en spermatozoïdes.
  • Les parabènes, dioxines
  • Les pesticides utilisés dans l’agriculture : substances diverses dont les objectifs sont divers : herbicides, fongicides, insecticides, rodenticides. Plusieurs d’entre eux sont souvent utilisés sur une même récolte
  • La pollution atmosphérique
  • Les ondes électromagnétiques : proche d’une antenne relai, utilisation du Wi-Fi, micro-ondes
  • Les radiations ionisantes du téléphone portable dans la poche, PC portable sur les genoux, montres connectées…

Comment les limiter au quotidien ?  Adopter le principe de précaution

  • Améliorer ses conditions professionnelles, surtout pour les plus exposés : les professionnels de l’agriculture, des cosmétiques, des industries chimiques, les peintres, les coiffeuses et les poseuses d’ongles
  • Limiter la consommation d’huitres, moules (filtrent les perturbateurs endocriniens) saumon, thon, espadon ;
  • Limiter la consommation de conserves et de produits emballés sous plastique
  • Ne pas chauffer les plastiques alimentaires (tupperware…) : transfert du plastique dans les aliments
  • Limiter la consommation de charcuteries et d’aliments ultra-transformés
  • Consommer des produits BIO, surtout pour les aliments riches en graisses animales

Nb : Les sujets consommant des produits issus de l’agriculture biologique ont en moyenne des taux de pesticides trois fois moins élevés dans leur urine

  • Pas de biberons de plastique, uniquement en verre
  • Proscrire l’eau de javel (préférer le vinaigre blanc, citron, bicarbonate, savon noir…)
  • Pas de liquide chaud dans les plastiques (gobelets et assiettes carton plutôt que PVC)
  • Pas de jouets plastiques aux bébés qui les portent à leur bouche : opter pour du bois naturel brut, non traité, ni verni, ni peint
  • Pas de consommation importante de poissons de rivière pour les femmes enceintes (phtalates)
  • Attention aux papiers thermiques pour les caissières (bien que certains composants aient été interdits)
  • Trouver des alternatives aux phtalates et bisphénols pour le matériel médical
  • Privilégier les meubles en bois non traité (d’occasion ou antiacariens entre autres), éviter l’aggloméré
  • Utiliser des peintures biologiques
  • Eviter autant que possible les plastiques dans les vêtements (tissus imperméables…) et choisir les tissus naturels : coton, lin, laine, surtout pour les bébés
  • Laver les vêtements avant de les porter
  • Eviter les retardateurs de flamme (bien qu’à ce jour ils soient obligatoirement présents dans les habitacles des voitures, revêtements des fauteuils, canapés (…) selon les normes européennes actuelles pour des raisons de sécurité et d’assurance)
  • Aérer son logement chaque matin et surtout le bureau où se trouve une imprimante, éviter sinon laver les rideaux de douche après l’achat
  • Intégrer des plantes détoxifiantes dans son logement : Lire mon article
  • Laver ses végétaux au bicarbonate (voir mon article associé) : l’eau ne suffit pas à éliminer ces molécules, le plus souvent grasses
  • Redoubler de vigilance sur la période de vie fœtale, surtout les 4 dernières semaines quand se mettent en place les ovules, pré-pubertaire, personnes âgées : « le moment fait le poison »
  • Ne pas laisser des contenants alimentaires plastiques telle que l’eau en bouteille plastique traîner dans la voiture à la chaleur
  • Ustensiles de cuisine : remplacer les moules silicone, les cuillères en plastique, poêle en inox etc… par des matériaux en céramique, bois, fonte…
  • Privilégier les Ecolabels

Attention : « Tout est poison et rien n’est poison, la dose seule fait que quelque chose n’est pas poison » : ceci ne s’applique pas puisqu’en fonction des perturbateurs, la dose peut être minime pour y constater des effets délétères.

« L’effet cocktail » lorsqu’ils sont associés entre eux, certains produits inhibent le système de détoxification de la cellule à des doses 10 à 100 fois plus faibles que celles observées quand ils sont étudiés seuls

Mais aussi :

  • Il est possible de doser en laboratoire certains métaux lourds (selon ses moyens financiers)
  • Faire une detox du foie 1 à 2 fois par an, voire plus selon votre taux d’exposition environnemental. Par exemple, par le glutathion (avec le R-alpha lipoïque pour plus d’efficacité) en cure ou à l’année, ou l’ImmuNAC, moins cher, à l’année. https://sonianutrition.com/le-glutathion-question-de-vie-ou-de-mort/
  • Consommer de la phycocyanine en s’assurant de sa provenance (voir l’article associé sur mon blog)

Pour aller plus loin : Un ouvrage fondamental, très lisible même pour les non médecins, court, téléchargeable gratuitement : « Perturbateurs endocriniens, un risque professionnel à (re)connaître » éditions ETUI

 

Votre corps mérite le meilleur
Sonia Nutrition

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